Techniques de la lecture rapide

Nous vivons dans un monde de plus en plus connecté. Les flux d’informations auxquels nous avons accès sont de plus en plus fournis. Ils semblerait même qu’ils soient infinis. Mais comment profiter davantage de cette quantité d’informations ? Comment en effet améliorer nos performances ? Car si les flux augmentent, nos capacités de traitement de ces informations n’augmentent pas forcément.

La lecture rapide naît donc du besoin d’accéder à davantage d’informations en un temps plus court. Elle permet ainsi à chacun, avec l’apprentissage adéquat, d’augmenter la puissance de sa « bande passante ». Dans cet article, je vous présente les outils fondamentaux de la lecture rapide. Vous augmenterez ainsi votre vitesse de lecture et serez capable de vous approprier une plus grande quantité d’informations.[emaillocker]

De la lecture classique à la lecture rapide

La manière dont nous apprenons à lire à l’école est particulièrement linéaire. Elle utilise les sens de la vue et de l’audition très spécifiquement. Nous appréhendons ainsi la lecture en suivant du regard chaque mot l’un après l’autre. Et en plus de cela, nous nous disons chaque mot dans notre tête au fur et à mesure que nous lisons. Ce processus, s’il est efficace en premier instance, pour apprendre les toutes bases de la lecture en la décomposant, freinera inévitablement par la suite votre vitesse de traitement du texte.

Ainsi, pour l’augmenter très progressivement, il faut se défaire de ces deux habitudes. Il convient donc d’abord de saisir que pour comprendre le sens du texte, vous n’avez pas nécessairement besoin de vous le répéter dans votre tête. Ensuite, il faudra rééduquer l’usage de votre regard. Au lieu de lire un mot après l’autre, focalisez votre regard sur l’espace entre chaque mot. Puis seulement tous les trois à cinq mots. Et ainsi de suite, en augmentant le nombre progressivement. Cet apprentissage peut être particulièrement fatiguant au début.

Il s’agira donc de vous y habituer à votre rythme. En suivant ce processus, remarquez comment vous opérez en zigzagant dans le texte. Pour encore parfaire votre cadence de lecture, vous pouvez alors changer le schéma de ces zigzags. Donnez-leur davantage de courbe et incluez ainsi davantage de mots à votre coup d’œil. Un lecteur rapide de bon niveau peut descendre la page d’un livre par le milieu de la page, en exploitant ainsi au maximum sa vision périphérique.

De la lecture rapide à la lecture photographique

Une fois que votre rythme de lecture s’est amélioré, vous pouvez utiliser une technique complémentaire à la lecture rapide. Cette technique s’appelle la lecture photographique. Traditionnellement, celle-ci inclut la lecture rapide et bien d’autres approches. Dans cette seconde partie de l’article, je vous propose ainsi une méthode simplifiée. Ce qui conditionne le fait que vous lisiez plus vite mais également que vous amélioriez votre mémoire est de structurer l’information dans votre esprit. Et pour cela, rien de tel que de suivre le processus suivant à chaque livre que vous lisez.

La première étape consiste à lire la table des matières, à bien vous en imprégner. Cette phase a pour but de vous familiariser en quelques coups d’œil avec la structure de l’ouvrage en entier. La deuxième étape vise à déboiser le livre. Vous ne devez pour cela que parcourir rapidement toutes les pages du livre pour vous laisser imprégner à un niveau inconscient. Captez ainsi le maximum d’informations sans avoir besoin de les passer par le filtre du conscient. Soyez sûr de passer par votre regard, même succinctement, toutes les pages du livre, les unes après les autres.

La troisième étape consistera alors à parcourir l’ouvrage en ne lisant que les titres et les sous-titres. En évoluant d’une page à l’autre, essayez au maximum de revoir simultanément l’emplacement du titre dans la table des matières. Vous en développez ainsi une conscience plus aiguisée et favorisez la mémorisation de la structure d’ensemble. Vous pourrez ainsi classer chacune des information collectée à sa place dans la partie dont elle provient. Et ensuite constituer une Mindmap (ou carte mentale) pour restituer l’information et vous l’approprier véritablement.[/emaillocker]